Une lutherie électronique pensée par un compositeur, autour d'un signal direct.
Un préamplificateur n'est pas un meuble. Ce n'est pas non plus une machine à mesurer. C'est un point de passage, le seuil à travers lequel la musique entre dans la pièce. Tout ce qui s'y ajoute — un étage de plus, un composant de moins — est une décision d'interprétation.
Laudia choisit la voie courte. Une amplification, deux transformateurs, un châssis. Le silence comme matériau premier, la matière du signal comme finalité.
Transistors VFET Sony 2SK79 d'origine, en stock fini, appairés à la main. Atténuateur Supermalloy bobiné main par Arito. Transformateurs nanocristallins Monolith Magnetics conçus sur mesure. Chaque pièce est tracée.
Une seule étape d'amplification entre l'entrée et le transformateur de sortie. Aucun condensateur de couplage dans le chemin du signal. Aucune contre-réaction globale.
Alimentation 48V batterie, isolée galvaniquement du secteur. Châssis monobloc, panneaux d'aluminium massif. Le bruit n'est pas filtré — il est absent par construction.
« On entend autrement un circuit quand on a écrit des partitions qu'on a entendues jouer. »
Avant d'être ingénieur, je suis musicien. Formé à la composition au Conservatoire de Lille, j'écris pour orchestre depuis quinze ans. J'ai entendu mes partitions jouées par des cuivres dans une salle pleine, et par un quatuor à deux mètres. Je connais la distance qui sépare une note écrite d'une note entendue.
Cette distance, c'est exactement ce qu'un préamplificateur doit refuser d'allonger.
Laudia est née de ce déplacement : du papier à musique vers le circuit, de l'oreille du compositeur vers la main de l'ingénieur. Un nouvel album orchestral est en préparation pour 2027.
Une pièce orchestrale composée par le fondateur de Laudia. C'est ce type de signal que le préampli est conçu pour traverser sans le réduire — la matière, les timbres, la respiration de la salle.
Écouter sur YouTubeLaudia construit sa première série autour d'un stock de transistors VFET Sony 2SK79 d'origine — produits dans les années 1970, sortis du catalogue Sony en 1977, aujourd'hui introuvables.
Chaque exemplaire requiert une paire stéréo parfaitement appariée. L'appariement est fait à la main, transistor par transistor, à partir d'un stock fini.
Le nombre exact d'unités sera annoncé après la phase d'appariement. Aucune unité ne sera produite au-delà.
Cinq décisions structurelles, chacune visant à raccourcir la chaîne plutôt qu'à l'enrichir. Les caractéristiques mesurées seront publiées au lancement, sur prototype de pré-série validé. Chaque exemplaire sera livré avec sa fiche de mesures individuelle.
Avant d'entrer en production, chaque 2SK79 du stock Laudia est caractérisé sur curve tracer. Les courbes Id(Vds) sont relevées à plusieurs tensions de grille, comparées à la datasheet Sony d'origine, et utilisées pour l'appariement des paires stéréo.
Chaque trace correspond à une tension de grille différente, par pas de 100 mV sur 19 paliers. La régularité de la famille de courbes témoigne de la santé du composant et fournit la base de l'appariement.
Chaque exemplaire Laudia sera livré avec sa fiche de mesure individuelle, indiquant le rang Idss, la signature de la paire appariée, et l'instrument de mesure utilisé.
« V-FET's combine all of the advantages of both triode vacuum tubes and conventional transistors. With none of their disadvantages. »
En 1975, Sony présentait le V-FET comme une rupture technologique destinée à surpasser tube et transistor à la fois. La marque comparait ouvertement ses nouveaux amplificateurs à Audio Research et Crown — les références audiophiles de l'époque.
Deux ans plus tard, Sony abandonnait la lignée V-FET, jugée trop coûteuse à industrialiser. Le 2SK79 est resté.
© Sony Corporation, 1975. Document d'archive, reproduit à titre historique.
Pour recevoir les mesures de la pré-série dès leur publication, et les notes d'atelier — occasionnellement.
Pas de marketing. Quelques lettres par an, au moment du prototype, des premières mesures, du premier instrument livré.